Quelle société numérique en 2030 ?

Posté par christophe le 3 juin 2010 dans Non classé3 commentaires
CGIET

Nouveaux rapports sociaux en 2030 :
une intervention de M. Berry et C. Deshayes

Le 23 juin 2010 au centre de conférence du ministère de l’économie.

dans le cadre du colloque prospectif du bicentenaire des mines.

Renseignements auprès du secrétariat de la manifestation

Présentation de l’intervention :

Dans la société numérique, on vivra plus vieux, plus épanoui, plus autonome et mieux inséré socialement. Utopie ? On voit pourtant chaque jour davantage de personnes, en mal de reconnaissance sociale, utiliser leur temps libre et s’investir avec passion dans le numérique afin de se distraire, de s’instruire et communiquer mais aussi pour s’associer, agir et exercer un (contre)-pouvoir. Les exclus reviennent ainsi dans le jeu social sans que les inclus ne s’en rendent bien compte. La culture, l’économie, la politique et même la psychologie pourraient ainsi être reconfigurés en 2030, sous l’effet de technologies pas toujours innovantes mais en revanche massivement déployées et utilisées.

Le numérique sera-t-il le meilleur des mondes ? On peut voir au moins deux difficultés :

- si des exclus trouvent de nouvelles raisons de vivre en construisant leur monde numérique à la marge de celui des inclus, que se passera-t-il quand les deux mondes se rejoindront aux alentours de 2030 ?

- si les technologies numériques trouvent une utilisation pour capter l’attention et influencer les individus, quel rôle la maîtrise des données représentera-t-elle en 2030 ? Un rôle capital ? Qui contrôlera cette nouvelle source de richesse et comment sera placée la France ? Quels problèmes de liberté et d’éthique seront soulevés ?

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3 commentaires

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  1. je ne suis pas sûr que la distinction inclus/exclus présentée ici soit des plus pertinentes. Les adeptes d’usages des dispositifs numériques seraient-ils plus « inclus » socialement que les autres ? Cette thèse n’est à mon avis pas recevable telle quelle, sans le préalable d’une argumentation fondée sur l’observation sociologique (il serait là, utile de s’y pencher). Elle s’appuie sur un déterminisme technologique très à la mode dans les années 70 (avec notamment les apports décisifs de Wiener et McLuhan, repris sans nuance par Levy) qui propose une transformation sociale par la technique. On a compris depuis, en particulier avec les travaux de Flichy et Breton que l’imaginaire associé à ces pratiques déforme considérablement les intentions initiales des concepteurs/découvreurs, et que le reflet des pratiques supposées est surtout l’œuvre de médias qui projettent dans le social une vision fantasmée d’un avenir conforme à leurs prédictions. D’où peut-être cette idée de 2030 ? et pourquoi pas 2015 ou 2045 ? à suivre…

  2. Le propos de notre livre est à l’opposé du déterminisme technologique que vous pourfendez. Pourquoi cette méprise ? Sans doute la faute à une présentation trop raccourcie pour ne pas mettre sur de fausses pistes. C’est donc notre très grande faute…

    Trois mots pour réparer :

    1- rien ne remplace l’intervention elle-même pour se faire un avis sur le propos. Au 23 juin donc… (;-)
    2- une certaine transformation sociale permise par certains usages sociaux de certains systèmes techniques est aujourd’hui constatable (c’est notre constat) sans qu’il n’y ait là le moindre déterminisme technique. En effet, ce ne sont pas « toutes les technos » dans « tous leurs usages » qui conduisent à la transformation sociale mais certaines pratiques sociales opportunément outillées (renforcées) pour concourir contre d’autres pratiques sociales précédemment dominantes.
    3- le « temps passé » dans ces mondes numériques chronophages et socialisant est le critère fondamental de notre analyse inclus/exclus. Il y a ceux qui ont le temps et ceux qui ne l’ont pas et cela entre en résonance avec la place qu’ils tiennent dans la société dite réelle. Cela paraît difficilement contestable…

    Pour 2030, c’est une « commande » qui ne nous concerne pas vraiment. Disons que c’est un horizon classique en prospective : un genre assurément discutable mais qui suit les règles du genre.

  3. L’informatique en elle-même ne changera pas le cours de l’histoire humaine si l’homme refuse les lois de l’évolution. Le travail qui reste à faire est énorme parce qu’il s’agit de pratiques qui sont devenues de vieilles habitudes. Quand on est passé de l’équivalent simple c’est-à-dire du troc à l’usage de l’équivalent général,autrement dit,la monnaie,on pensait avoir atteint quelque chose d’extraordinaire et que tout le monde nagerait dans le bonheur absolu. Mais on s’aperçoit que l’argent a engendré la cupidité chez certaines personnes,et qu’il faut lutter contre ce mauvais penchant. Des guerres sont fomentées à cause de lui,ce qui cause des morts et d’atroces souffrances aux innocents. Une corruption planétaire existe et c’est au nom de l’argent qu’elle se développe à une grande vitesse. La vitesse de l’information va certainement augmenter,mais cela ne rendra pas l’humanité plus heureuse pour autant.

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